samedi 15 octobre 2011

15 Octobre 2011 : Agra : Taj Mahal

Ce matin nous nous dirigeons vers l'une des 7 nouvelles merveilles du monde : le Taj Mahal. Monument symbolisant l'amour d'un homme pour sa défunte épouse. L'amour de l'empereur Shah Jahan pour son épouse favorite Mumtaz Mahal en 1631.
Tah Mahal signifie "palais de la couronne", et en persan "palais de la lumière".
Il a des proportions parfaites; des détails richissimes. Il fut conçu, ainsi que les jardins, comme étant une représentations du paradis islamique et coûta 41 millions de roupies et 500 kgs d'or (rien que ça...). Il aura fallu 20000 ouvriers durant 12 années pour qu'il soit enfin inauguré en 1643.

Nous entrons dans le bâtiment, en tentant de ne pas voir le Taj Mahal avant d'y entrer. Une arche, ornée de passages du Coran (dont un, particulier, parlant du paradis) doit d'abord être traversée avant d'arriver dans le jardin.
Nos coeurs palpitent. Nous allons voir en vrai, en vrai de vrai, de nos propres yeux le Taj Mahal !!!

Nous le voyons s'agrandir en face de nous au fur et à mesure que nous allons vers lui. Il est majestueux, magnifique, sublime.
Aucun mot ne décrit la sensation ressentit en le voyant.
D'un marbre blanc de pureté, il nous éblouit et nous laisse si petits.

Le dôme central du tombeau est entouré par quatre minarets identiques, qui s'inclinent vers l'extérieur de telle sorte qu'en cas de tremblement de terre, ils s'écroulent dans la direction opposée au tombeau. À la gauche du monument se trouve une mosquée, faite de grès rouge, qui a été construite afin de sanctifier l'endroit et fournir un lieu de culte aux pèlerins. Du côté droit, se trouve une réplique symétrique exacte de la mosquée, connue sous le nom de jawab signifiant "réponse", destinée à maintenir la symétrie architecturale mais qui n'est pas employée comme mosquée car elle n'est pas orientée vers La Mecque.

Notre guide nous prend en photo avec mille et une poses, des plus farfelues, façon prince et princesse, assez cul-cul. Trop même.
Nous prenons une photo depuis le banc de Lady-Di (nommé ainsi suite à une photo de Lady Di, seule, assise sur ce banc), devant le bassin du Lotus (qui doit son nom à ses jets d'eau en forme de fleur de lotus, sur lequel le Mausolée se reflète : magnifique).

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Nous avançons et gravissons les marches. Notre guide nous explique que le pinacle à boules dorées, qui orne le dôme était autrefois en or. Il aurait été volé par les anglais lors de la colonisation de l'Inde. Nous pouvons voir également des petits crochets sur le dôme, servant à tendre un drap de couleur "terre" pour cacher le Taj Mahal en cas de guerre.

Nous entrons dans ce mausolée. Il est interdit d'y prendre des photos, donc nous n'en prendrons pas (mais les autres touristes oui... argh!!! je les hais!!!).
Des motifs floraux sont sculptés dans le marbres et sertis de pierres précieuses.
J'avoue ici mon ignorance : j'étais persuadée que les pierres précieuses étaient serties telles des pierres précieuses sur une couronne ou un bijoux... j'ai été étonnée d'observer que ces pierres sont polies, si finement que l'on dirait que ces fleurs sont dessinées sur le mur, et pas incrustées.

Nous ne pouvons voir la chambre funéraire, fermée au public.
Mais nous apprendrons que la seule chose qui n'est pas symétrique dans le Taj Mahal s'y trouve : la tombe de Shah Jahan. En effet, le Taj Mahal est parfaitement symétrique, avec comme point centrale le tombeau de Mumtaz Mahal. La tombe de son époux ayant été rajouté ensuite. Il devient alors la seule (ou presque dissymétrie du Taj Mahal).
Car Shah Jahan comptait avoir son propre tombeau, en symétrie avec le Taj Mahal, en face de celui-ci. Reliés l'un à l'autre par un pont suspendu au dessus de la rivière. Ce dernier aurait été voulu en marbre noir. Mais le fils de Shah Jahan, Aurangzeb, renversa son père et l'enferma dans la Musamman Burj, une tour du fort rouge, depuis laquelle il pouvait voir le Taj Mahal et prier pour sa défunte épouse favorite. Son fils l'enferma car son projet d'un fort noir, était une ruine pour le pays. Autant le marbre blanc se trouve facilement dans l'Inde, autant le marbre noir est une matière rare et aurait rendu les coûts de construction impossible à assumer.

Nous sortons et découvrons cette vue sur la rivière Yamuna. Nous découvrons cette beauté architecturale sur le côté "mosquée".
Notre guide nous montre sur un pilier du Taj Mahal un "défaut", voulu par l'architecte qui dira que seul Allah a le droit de créer quelque chose de parfait.
Il nous fera également remarquer que l'agencement des parements de marbres est tel que l'on a l'impression, en regardant vers le haut, d'avoir affaire à un mur en relief.

Autre anecdote : à la fin de la construction, l'architecte alla donc voir l’empereur, en s'attendant à recevoir des remerciements et une récompense.
Certes, l'empereur le remercia pour ce chef d'oeuvre en l'honneur de son épouse favorite. Mais il dit à l’architecte : « Je ne te remercierai jamais assez pour ce magnifique édifice mon ami… Mais je vais devoir te demander de te faire couper les deux mains. ». L’architecte, étonné, demanda pourquoi à son roi. Le roi lui répondit : « Pour être sûr que tu ne puisses jamais en reconstruire un plus beau ». Ne pouvant se déroger des demandes de l'empereur l’architecte demanda juste une faveur. Il souhaitait terminer un petit détail sur le Taj Mahal, et après, il le promettait, il se ferait couper les deux mains. Le roi accepta. L’architecte monta sur le dôme du Taj Mahal, donna quelques petits coups de marteau pour terminer son œuvre, redescendit et dit : « Ca y est mon roi, ton œuvre est terminée, le plus beau mausolée du monde ».

Le roi fût satisfait… Mais l’architecte ajouta alors : « Par contre, jamais tu ne dormiras en paix une fois enterré dans ce mausolée mon roi, car des gouttes d’eau, sans cesse, tomberont sur ta tombe, au dessus de ta tête ». Il se fit couper les deux mains comme il l'avait promis, et ce qu’il dit ce jour-là fût vrai. Shah Jahan embaucha alors tous les architectes et ingénieurs du royaume pour essayer de trouver d’où venait cette fuite d’eau, mais jamais personne ne la trouva. Aujourd’hui encore, de l’eau, goutte à goutte, s’écoule sur la tombe de l’empereur, et seul des récipients lui permettent de reposer en paix…


Nous nous rendons au fort rouge "Red Fort", mais avant nous nous baladons dans le parc, où beaucoup d'écureuils gambadent... jusque dans les mains de Ven. Notre guide, nous offre une boule "de neige" du Taj Mahal comme cadeau de mariage. Il nous donne également son adresse afin de lui écrire (nous lui enverrons des dvd en français).
Le fort rouge "Red Fort" a été construit pas l'empereur Akbar sur les berges de la rivière Yamuna. Une salle d'audience publique où le grand Moghol recevait la cour, la mosquée des joyaux (Mina Masjid), sans doute la plus petite du monde; un palais aquatique, un harem, des cachots (où sera enfermé Shah Jahan), des salles somptueuses rendent ce site magnifique. Nous pouvons observer depuis le harem une vue magnifique sur la rivière et le Taj Mahal.

Nous rentrons, des images plein la tête. Mangeons encore divinement avant de s'endormir dans cet hôtel luxueux...

2 commentaires:

  1. Fascinant ! J'aime beaucoup l'anecdote de l'architecte et de ses gouttes d'eau éternelles. Très heureux de lire comment vous avez vécu ces grands moments, les loulous !

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  2. sincèrement, cela reste un moment très fort de ce séjour... c'est impressionnant de se trouver devant ce tombeau d'amour...

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